#présentation@Ce que l'âge apporte à la danse
#chorégraphie documentaire, #résonances, #installation multi-écrans
Cécile Proust et Jacques Hœpffner
Alors que la plupart des danseuses et danseurs disparaissent de nos scènes quand ils et elles avancent en âge, certain·es résistent à cet effacement. Leur persistance créatrice est au cœur de ce projet. Il prend à rebrousse-poil les a priori occidentaux qui présupposent que les artistes chorégraphiques de plus de 70 ans n’ont plus l’âge de monter sur scène pour y danser. Notre intuition? ? est pourtant toute autre : la maturité de ces artistes chorégraphiques ne participe-t-elle pas à l’émergence des qualités exceptionnelles de leurs gestes ? C’est à partir de cette question que s’élabore Ce que l’âge apporte à la danse, dans une série de vidéos-danse #résonances, d’entretiens filmés et une chorégraphie documentaire.
Ce que l’âge apporte à la danse interroge nos pratiques de validation. Si la seule poétique du geste des corps jeunes est valorisée, la danse est amputée d’autres poétiques. Les choix poétiques sont aussi des choix politiques.
Nous y honorons une danse senioriale, sa liberté, sa résistante, sa joie, ses audaces et ses hymnes au plaisir. Avec l’âge, la virtuosité de la jeunesse ne diminue pas mais s’intériorise. C’est ce passage, d’une vibration à fleur de peau à une vibrante intériorité que nous mettons en lumière.
Ce projet montre quels imaginaires artistiques, perceptifs, kinesthésiques, les artistes fimé·es mettent en œuvre. Quelle esthétique et quelle poétique défendent-ils ?
Ce travail est attentif à ne pas romantiser ni exotiser leurs histoires. Sans invisibiliser les difficultés qu’ils ont pu rencontrer, ni les conditions sociales et matérielles de possibilité de leur expression, les entretiens questionnent les liens qui peuvent exister entre style de danse, contextes culturels et possibilité de continuer à danser à un âge avancé.
Par le biais de leurs danses filmées comme de leurs récits, Ce que l’âge apporte à la danse donne un accès direct autant que sensible à une multitude d’histoires de la danse de par le monde.
Cinquante artistes chorégraphiques ont été filmés en Europe, Afrique de l’ouest, Japon et Inde. 27 danses ont été créées spécifiquement pour le projet par les artistes filmé·es.
45 entretiens avec des artistes et des personnes problématisant la notion d'âgisme ont été créés.
Ce que l’âge apporte à la danse est accompagné par un comité scientifique : Pauline Boivineau, historienne / Anne Décoret Ahiha, anthropologue / Barbara Formis, philosophe / Isabelle Ginot, chercheuse en danse / Juliette Rennes, sociologue.









